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  • : LE PLANTIS, MON VILLAGE...
  • LE PLANTIS, MON VILLAGE...
  • : Ce blog a pour objectif de faire connaitre un petit village de l'Orne qui se nomme le Plantis et de créer un lien entre ses habitants.
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 13:43

C'est dans les dernières années du XVIIe siècle que Mme Le Villain-de Goren avait doté la paroisse du Plantis d'une école mixte qui, après avoir été tenue pendant plus de cent ans par les chapelains de la Confrérie de la Charité, cessa de fonctionner en 1792, époque à laquelle les biens de cette fondation furent confisqués au profit de l'État.

Maitre-Ecole.jpg

 

Cédant aux vœux des habitants, la Municipalité résolut, en 1794,de créer une école primaire dans l'ancien presbytère et d'en confier la direction à Pierre Morand, maire du Plantis.

Celui-ci ouvrit sa classe le 22 septembre 1794 et, bien qu'aux termes de la loi du 24 vendémiaire an III les fonctions d'instituteur fussent devenues incompatibles avec celles de Maire, il préféra se démettre de cette dernière charge et se consacrer à l'éducation de l'enfance.

Il paraît avoir exercé ses fonctions de maître d'école jusqu'au mois d'avril 1797, date où les suffrages unanimes de ses concitoyens l'appelèrent de nouveau à la gestion des affaires municipales.

L'instruction primaire avait d'ailleurs singulièrement périclité pendant la Révolution; surtout dans les petites communes, malgré les louables efforts de Condorcet et principalement de Lakanal,qui disait à la Convention « qu'une bonne loi sur l'instruction devait terminer la Révolution dans la République française et en commencer une dans l'esprit humain. »

Sous le premier Empire, elle ne fit pas plus de progrès.

Napoléon dans un élan de générosité, devait créé un budget de l'instruction primaire s'élevant à la somme de... 4.500 fr., somme qui devait être portée à 50.000 fr. par le gouvernement de la Restauration pour arriver au chiffre de 500.000 fr. et d'un million dans les premiers temps de la Monarchie de Juillet.

L'état de l'instruction primaire à cette époque (1833), dit Jules Simon, était déplorable.

Dans un grand nombre de communes, les conseillers municipaux ne savaient pas lire. Un inspecteur signale dans son arrondissement quatre maires qui ne parlent que patois; d'autres savent à peine signer. On croit qu'ils sentent leur malheur et leur humiliation ?

Ils n'en sont pas même là. Peu s'en faut qu'ils ne se montrent choqués de cette prétention d'instruire leurs enfants, de les rendre plus savants qu'eux.

« C'est de pain que nos enfants ont besoin, et non pas de livres. »

Un d'entre eux à qui on parle de la nécessité d'envoyer les enfants de la commune à l'école, répond qu'ils feraient mieux d'aller curer un fossé.

En 1833, et depuis de longues années, Pierre Martin, cultivateur, enseignait aux enfants du Plantis quelques notions de grammaire et de calcul. Mais, comme il n'avait point au centre de la paroisse de local suffisamment spacieux pour y réunir ses élèves : que le mauvais état des chemins pendant la saison hivernale empêchait les enfants de sortir facilement de leurs villages,Pierre Martin, n'écoutant que son courage, se rendait chaque jour aux quatre points cardinaux de la commune où il faisait un cours d'une ou deux heures.

La loi du 28 juin 1833, due à l'initiative de Guizot, Ministre de Louis-Philippe, vint mettre un terme à ce déplorable état de choses. Elle obligeait toute commune, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d'entretenir au moins une école primaire élémentaire; de fournir à l'instituteur un local convenablement disposé, tant pour lui servir d'habitation que pour recevoir les élèves, et un traitement fixe, qui ne pourrait être moindre de deux cents francs pour une école élémentaire.

En plus du traitement fixe. l'instituteur recevrait une rétribution mensuelle dont le taux serait réglé par le Conseil municipal, à charge d'instruire gratuitement les enfants pauvres.

Cette loi ne tarda pas à porter ses fruits. Dès l'année suivante,la sœur Havard. pourvue du diplôme du premier degré, était nommée institutrice publique au Plantis (1). Sa classe fut mixte jusqu'à la fin de 1835 où M. Fresnais, élève de l'École normale d'Alençon, ouvrait à son tour une école dans un immeuble situé au lieu du Caprice. Mais, lorsqu'en 1839, cet instituteur prit possession de la maison d'école, qui venait d'être construite près de l'église, l'administration réunit la classe des filles à celle des garçons, et la sœur Havard reçut une autre destination.

Quant à Pierre Martin qui, pendant les années 1834 et 1835,avait lutté assez victorieusement contre l'institutrice, sa concurrente, il fut moins heureux avec M. Fresnais dont les brillantes qualités pédagogiques séduisirent aussitôt toutes les familles.

Mais, loin de se décourager, quoi qu'il fût d'un âge assez avancé, Martin quitta son pays pour compléter son instruction primaire,obtint le brevet de capacité et débuta, croyons-nous, comme instituteur public, dans la commune de Dame-Marie.

Depuis lors, l'école du Plantis devint très fréquentée: de 1844 a 1853, la moyenne des enfants qui y étaient enseignés était, par année, de 39 garçons et de 25 filles». Pourtant, en 1847, dans un rapport, l'instituteur constatait avec peine qu'il y avait encore dans la commune 21 enfants, âgés de 6 à 13 ans, ne recevant aucune instruction élémentaire.

 

Extrait du livre de CHARLES VÉREL.

(1) En 1834, l'école de la sœur Havard se tenait dans un petit bâtiment, élevé en 1821, et qui servait actuellement de fournil au presbytère.

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QUELQUES INSTITUTEURS PUBLIC DE L'EPOQUE AYANT EXERCES DANS NOTRE COMMUNE

(Loi du 18 Juin 1833)

 

1- HAVARD (Sœur Anne-Louise), née au Plantis, le 20 janvier 1799.
Brevetée le 14 octobre 1834. Institutrice au Plantis en 1834 et à Bellou-en-Houlme en 1839.

2- FRESNAIS (Louis-Jacques), né au Ménil-Broult, le 18 janvier 1816.
Élève de l'école normale d'Alençon. Breveté le 21 août1835.
Instituteur au Plantis, le 1er décembre 1835. Instituteur à Courtomer, le 15 septembre 1844. Officier d'académie,le 12 août 1868. Retraité le 1er septembre 1876. Décédé à Courtomer le 16 décembre 1877, et inhumé au Plantis.

3- VÉREL (Pierre- Jacques), né à Putanges, le 18 février 1824. Élève de l'école normale d'Alençon. Breveté le 8 août 1844.
Instituteur au Plantis, le 17 août 1844. Médaille de bronze, le 28 février 1863. Médaille d'argent, en 1865.
Démissionnaire le 28 septembre 1865 et nommé secrétaire en chef de la mairie de Sées et gérant du bureau télégraphique de cette ville.Décédé à Sées, le 8 août 1875, et inhumé au Plantis.

4- CHEVALIER (Philippe-Charles-Thomas-Louis), né a Montmerrei, le 30 octobre 1833. Élève de l'École Normale d'Alençon.Breveté le 3 août 1854.
Instituteur au Plantis, le 27 septembre 1865.
Instituteur à Mahéru, le 6 décembre 1871. Retraité le 1er septembre 1882.
Décédé a Ferrière-la-Verrerie, le 6 septembre 1880.

5- VERDEAUX (Pierre-Eugène), né à Villerupt (Meurthe-et-Moselle), le 30 octobre 1845. Ancien instituteur breveté du département de la Moselle.
Instituteur au Plantis, le 23 décembre 1871.Démissionnaire le 1er septembre 1874.

6- FLEURIEL (Pierre-Oreste), né à Boitron le 22 juillet 1815.
Breveté le 18 août 1838. Instituteur au Plantis, le 10 septembre 1874.
Instituteur à Origny-le-Butin, le 30 août 1875.
Retraité le 1er septembre 1883.

6- DUDOUET (Alfred-Hippolyte)né à Moulins-la-Marche le 4 novembre 1832. Breveté le 1er septembre 1852. Instituteur au Plantis le 30 août 1875. Retraité le 1er janvier 1878.

8- ECROULANT (Pierre-Zozime), né à St-Pierre-des-Loges, le 14 mars 1826. Élève de l'École normale d'Alençon. Brevet complet en 1845. Médaille de bronze, le 9 août 1865. Instituteur au Plantis, le 2 novembre 1877, et décédé dans cette commune le 4 novembre 1888.

9- CHEVALIER (Henri-Charles-Désiré), né à Saint-Nicolas-de-sommaire, le 11 janvier 1864. Breveté en juillet 1883. Certificat l'aptitude pédagogique, en juin 1888. Instituteur au Plantis, le 14 Novembre 1888.

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Published by Olivier DADURE - dans Histoire de l'école
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commentaires

baly 21/11/2012 10:42

Bonjour
j'ai oublié un mot "aimé".
:-)

baly 20/11/2012 23:17

J'ai bien votre "petite histoire"
vous en avez d'autres?
bonne soirée

OD 21/11/2012 07:38



Bonjour,


Je n'ai pas compris votre question


Pourriez-vou spréciser votre demande


Bonne journée


Olivier



Brigitte 09/06/2012 23:28

L'école où mon papa a fait toute sa scolarité...que de bons souvenirs pour lui

berthelot 06/06/2012 22:06

bonjour,
Belle initiative ce blog,
je me demandai si une balade au parc animalier d'Ecouves intéresserai des parents, je ne sais pas si vous connaissez ce site mais je trouve que c'est un coin super sympa pour passer un après- midi
avec les enfants avec un goûter en plein air.
Je souhaite longue vie à ce blog et qu'il soit pour les habitants du Plantis un moyen de plus pour discuter, échanger et se rencontrer.

OD 18/06/2012 13:27



Salut,


Effectivement c'est une bonne idée une balade au parc animalier, peut-être avec un pique-nique !


Comment veux-tu procéder pour mettre en place cette journée


A+


Olive