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  • : LE PLANTIS, MON VILLAGE...
  • LE PLANTIS, MON VILLAGE...
  • : Ce blog a pour objectif de faire connaitre un petit village de l'Orne qui se nomme le Plantis et de créer un lien entre ses habitants.
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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 09:29

Un maire Breton s'engage contre les phytosanitaires et pour la biodiversité.
Comment vit-on lorsqu’on ne veut pas hypothéquer l’avenir des générations futures ? Dans le village breton de Langouët, un élu fait tout pour en faire un territoire 100 % écologique..

Daniel Cueff, maire du village breton de Langouët, le 17 juin.

La pièce est foisonnante. Sur les murs de bois, des affiches exposent en grand format divers projets dont on trouve les détails dans les piles de livres, schémas, plans d’urbanisme et autres documents administratifs qui jonchent la table de réunion.

Ferme en permaculture, serres photovoltaïques, habitats légers, préservation des terres agricoles, voies piétonnes… A en croire les murs de son bureau, Daniel Cueff ne manque pas d’inspiration pour faire de son village une commune écologique.

Vingt ans que cet homme de 64 ans est à la tête de la mairie de Langouët (Ille-et-Vilaine) et de ses 600 habitants. Il ne lui a pas fallu plus de quelques années pour transformer ce petit territoire rural, situé à 20 kilomètres au nord de Rennes, en laboratoire à ciel ouvert de l’écologie sociale.

« Anticipation de l’avenir »

Ce jour-là, l’édile prépare la présentation de son dernier projet : l’installation d’un panneau solaire destiné à fournir de l’électricité verte à une partie des habitants. Les bâtiments publics de Langouët produisent déjà tous leur électricité. La nouvelle installation photovoltaïque, gérée par une association regroupant la mairie et les futurs consommateurs, sera un nouveau pas vers l’entière autonomie énergétique de ce petit village breton, que le maire souhaite atteindre d’ici à dix ans.

« C’est une anticipation de l’avenir », explique Daniel Cueff, estimant nécessaire de produire localement ce qui est consommé localement. « L’autonomie n’est pas une politique d’autarcie, insiste cependant le maire. Nous devons juste prendre notre part aux évolutions d’un monde dont les modes de consommation et de production ne pourront pas durer. » Lui se dit convaincu que les solutions environnementales ne peuvent venir que des territoires, dont chacun aura à « s’adapter différemment », en fonction de ses caractéristiques propres, à un changement climatique qu’il juge « inéluctable ». 
« Le climat nous imposera des changements, mais nous ne devons pas seulement avoir une politique de réaction, précise-t-il. Je souhaite que l’urgence climatique nous permette aussi de trouver des solutions au mieux vivre-ensemble. »

Daniel Cueff dans son jardin en permaculture.

Territoire résistant à l’écologie
La politique ne fait pourtant pas partie de l’horizon de Daniel Cueff lorsqu’il s’installe à Langouët « un peu par hasard » en 1990. Un « concours de circonstances » le porte à la tête de la mairie en 1999, à la faveur d’une élection partielle. Cet écologiste convaincu – mais non encarté –, qui a fait ses armes contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff à la fin des années 1970, arrive en terrain miné. Il raconte :
« Langouët était un territoire résistant au développement durable. Elle a été la première commune remembrée en 1984 ; l’agriculture laitière intensive est née ici, très peu de gens étaient sensibles à l’écologie. »
Lire la tribune de Noël Mamère : « L’écologie “identitaire”, conçue comme seule réponse, est un rêve irresponsable »
Pour contourner les résistances locales, il choisit de faire beaucoup, et de parler peu. Il faut avant tout montrer que les solutions écologiques sont applicables et crédibles, convaincre par l’expérience.
Premiers panneaux solaires installés sur des bâtiments publics en Bretagne en 2003
Sans grand discours ni communiqué de presse, il interdit dès 1999 l’usage des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces communaux, dix-huit ans avant que la loi l’interdise dans toute la France. Sous sa houlette, la mairie lance en 2003 la rénovation de l’école, reconstruite en pierre et en bois, munie d’un système de récupération des eaux de pluie, et premier bâtiment public de Bretagne à être équipé de panneaux solaires. En 2004, avant le Grenelle de l’environnement, il fait voter le passage à une cantine 100 % bio.
« Les élèves [quatre-vingt à Langouët] connaissent bien tous ces dispositifs et pratiquent très tôt le développement durable », explique Sylvain Fouré, directeur de l’école. « Grâce au travail de la mairie, la plupart des enfants font du compost chez eux, et presque 6 % des familles tentent de fonctionner en zéro déchet. »

La micro ferme, qui doit s’agrandir sur tout le terrain

« Précurseur de l’écologie sociale »
C’est également sous l’impulsion de Daniel Cueff qu’est construit à Langouët le premier écolotissement de Bretagne en 2005, suivi d’un deuxième en 2010. Tous les logements y sont chauffés au poêle à granulés et équipés de panneaux solaires pour chauffer l’eau. « Ce sont des maisons d’environ 100 m2 que les habitants chauffent pour 160 euros par an », ajoute Daniel Cueff en désignant les constructions de bois aux volets colorés situées au nord du village.
Ce sont aussi des logements en accession sociale à la propriété ou des HLM. Le maire et son équipe ont fait du village « un précurseur de l’écologie sociale », estime Mikael Laurent, coordinateur de Bruded, un réseau d’échanges d’expériences en urbanisme durable entre collectivités de la région, dont Langouët est un moteur.
Daniel Cueff veut désormais aller plus loin, et impulser une politique à impact positif sur l’environnement. Les maisons des prochains éco-hameaux produiront plus d’énergie qu’elles n’en consommeront, leurs matériaux de construction biosourcés et réutilisables absorberont le CO2, et elles seront dotées de potagers en permaculture pour « réapprendre à travailler la terre » et « restaurer le lien entre production et consommation ».

Les écolotissement de Langouët

Des obstacles encore insurmontables
Les habitants ne sont pas tenus éloignés de ces décisions, mais le maire ne leur laisse pas le choix quant au cadre 100 % écologique de sa politique. A Langouët, la démocratie n’est pas « participative », mais plutôt « collaborative », explique M. Cueff :
« L’équipe municipale fixe le cadre. Par exemple, construire un écoquartier à impact positif pour l’environnement et accessible aux moins aisés. Une fois ce cadre fixé, rien n’est directif, les habitants peuvent travailler avec les experts pour trouver les meilleures solutions de réalisation. »
« Daniel Cueff, c’est une main de velours dans un gant de fer », résume Mikael Laurent. A en croire les résultats électoraux du maire, réélu au premier tour en 2008 (68 % des voix) et en 2014 (78 % des voix), le système semble convaincre.
Cette politique écologique se heurte néanmoins à des obstacles qui rappellent, en creux, que Langouët ne peut pas tout inventer seul. Avec 90 % des habitants travaillant sur le bassin rennais, le village ne réussit pas à se passer des voitures ; et la mise à disposition d’une voiture électrique en autopartage ou encore le service intercommunal de location de vélos électriques n’y suffisent pas. « La mobilité reste un point noir », concède Daniel Cueff.

Des affiches soutenant l’arrêté de Daniel Cueff, qui interdit l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations

L’agriculture chimique, toujours pratiquée par la plupart des agriculteurs du village, en est un autre. Fin mai, le maire a pris un arrêté interdisant l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations pour « forcer la transition », mais la préfecture lui intime de le retirer, au motif qu’il s’agit d’une compétence relevant du ministère de l’agriculture.
Eléa Pommiers pour le Monde

 

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 23:01

Le conseil départemental et le Groupement de défense sanitaire rappellent les démarches à suivre pour les particuliers qui découvrent ou suspectent la présence d’un nid.

Avec les beaux jours, les frelons asiatiques font leur retour. Lorsqu’un nid est découvert, une déclaration doit être faite sur la plateforme départementale : www.frelonasiatique61.fr pour une prise en charge.

Une aide du Département pour la facture

Et c’est en passant par cette plateforme centrale que le Département débloque

une participation à hauteur de 33 % du prix de l’intervention pour la destruction du nid.
Certaines communes ou communautés de communes prennent à leur charge une partie ou la totalité du coût restant. Demander à votre mairie !

Le piégeage est fortement déconseillé car il présente un risque important pour les populations d’insectes locales et de façon générale, il vaut mieux éviter d’agir soi-même.

Pour tout complément d’information, un numéro est aussi disponible : 02 33 80 38 22.

Un site et un numéro de téléphone pour signaler les frelons asiatiques dans l'Orne

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 10:13

 

Un après-midi jeux est organisé le Dimanche 17 mars 2019 à partir de 14 h.

A la salle des associations, à côté de l'école.

Animation gratuite organisée par le syndicat d'initiative et le Foyer rural.
Renseignements: 02.33.27.65.36

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 09:43
Grand Débat à Tourouvre-au-Perche ce soir 06 Mars 2019

Ce mercredi 6 mars, 19 heures, Grand débat avec Jérôme Nury Joaquim Pueyo, Députés de l'Orne, Vincent Segouin et Nathalie Goulet, Sénateurs, et Christophe De Balorre, Président du Conseil départemental de l'Orne participeront à une réunion du Grand Débat National, à Tourouvre-au-Perche, à la salle Omnisports (rue Rue du général de Gaulle).

Dans « un esprit de large ouverture » , cette réunion publique servira « pour relayer les réalités et les préoccupations du monde rural (glyphosate, 80 km/h, disparition des services publics, désertification médicale, justice fiscale, sociale et territoriale, transports, pouvoir d’achat…). »

Un « manifeste pour l’Orne »

Ces échanges donneront lieu à la rédaction d’un « manifeste pour l’Orne. Nous espérons qu’ils aboutiront à des propositions concrètes qui seront enfin prises en compte par le Gouvernement. »

Venez nombreux débattre avec vos élus !

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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 17:54
Un cahier de doléance à la mairie du Plantis

Une Plantissienne nous informe que la mairie du Plantis met à la disposition des citoyens un cahier de doléances au bureau d'accueil de la mairie.
Ceci afin de faire remonter vos revendications dans ce contexte de crise profonde dont les gilets jaunes sont l’une des manifestations les plus significatives.
Ce cahier sera ensuite envoyé à notre député de circonscription qui le transmettra par la suite au gouvernement.
Vous pouvez vous exprimer à partir de demain (de façon anonyme ou non) et faire remonter au plus haut niveau toutes les demandes.
Pour plus de facilité, vous pouvez aussi écrire vos doléances chez vous sur une feuille blanche et la transmettre à la mairie qui l'insérera par la suite dans le cahier.

la mairie est ouverte le mercredi :
de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00.

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 19:30
Une triste vie de chien
Une triste vie de chien
Une triste vie de chien
Une triste vie de chien

Ce lundi 25 décembre, jour de Noël, alors que nous marchions sur la route qui traverse le bois du Plantis, quelle ne fut pas notre surprise et notre stupéfaction de trouver dans le fossé 6 chiots abandonnés (nés sûrement de la veille car ils avaient encore leur cordon ombilical.)
Ils étaient immobiles, transis par le froid, mais quand nous les avons découverts, 5 d'entre eux étaient encore vivants.
Nous les avons donc enveloppés avec les moyens du bord, (bonnets, vêtements) et les avons ramenés chez nous rapidement.
Vite des couvertures, des bouillottes !
Et heureusement au bout de quelques temps ils commençaient à piailler et à gigoter un peu. Seulement voilà, qu'en faire !!!
Ils avaient en plus besoin d'être nourris dès que possible. Nous avons alors pris contact avec la clinique vétérinaire de Moulins qui nous a donné des conseils et nous a permis d'acheter du lait en poudre pour pouvoir les nourrir.
Entre temps, nous avons aussi pris contact avec une association du Plantis, "La main à la pattoune", qui recueille entre autre les animaux dans le besoin.
Aussitôt, la présidente de l'association Emmanuelle Masson et deux autres membres ont accepté de prendre le relais. Elles sont venues à notre domicile pour les récupérer le jour même dans la soirée.
Mais, quand même, quelle lâcheté d’abandonner ainsi des animaux (qui sont aussi des êtres vivants) !

Nous savons qu'avec la nouvelle législation sur les animaux domestiques (tatouage et vaccination obligatoires si don ou vente), il peut être coûteux d'élever des portées de chiots ou de chats.
Mais, plutôt que de s'en débarrasser de la sorte dans un fossé, des solutions existent:

- Avoir le courage de les faire euthanasier par un vétérinaire (des facilités de paiements existent)

- De faire stériliser vos animaux

Malheureusement les propriétaires des chiots que nous avons recueillis ont choisi la plus abominable et irresponsable des solutions en jetant lâchement ces chiots dans un fossé.

Honte à eux !!!

Nous tenons également à souligner que ce n'est pas la première fois que nous découvrons des chiots abandonnés dans ce même fossé. La première fois que nous en avions aperçus, gisant toujours dans ce même fossé sur la route du bois, nous n'avions pas eu la chance d'arriver à temps, car les deux chiots, plus âgés cette fois, étaient déjà morts !

Nous adressons tous nos remerciements aux membres de l'association "la main à la pattoune" pour leur aide et leur dévouement à la cause animale.

Vous pouvez d'ailleurs soutenir leur association, si vous le souhaitez et que vous êtes sensible à la cause qu'ils défendent, soit par une aide financière ou soit simplement par un coup de main !

Famille Dadure

Adresse de l'association  :
La Main à la Pattoune - Les Noés Gobés - 61170 - Le Plantis
Contact: Emmanuelle Masson - Présidente de l'association : 06.14.97.65.66 ou 02.50.51.51.66
Par mail à l'adresse suivante : lamainalapattoune@gmail.com
Le site: https://la-main-a-la-pattoune.jimdo.com/l-association/actualit%C3%A9s-2017/

Une triste vie de chien
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